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Deux peintures de Kegeljan

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KEGELJAN, Franz, La Porte du Grognon au 16e siècle - vue intérieure, peinture à l'huile sur toile, 70 x 91,5, 1917, Centre d’étude et de conservation des collections communales.

Cette vue de l’intérieure des fortifications proposée par Franz Kegeljan nous conduit à la pointe du Grognon, au confluent de la Sambre et de la Meuse, formée par la porte du même nom. Une appellation encore utilisée aujourd’hui. Une des explications plausibles de cette dénomination est la présence, à partir du 17e siècle, d’un relief sculpté dans la porte, représentant un profil de tête de cochon, dont on peut observer le fac-similé aujourd’hui sur l’esplanade de la Confluence. La première mention de la porte remonte à 1364 mais sa construction est bien antérieure puisqu’il s’agit d’un élément défensif et d’un accès au port. Il s’agissait, comme le montre le tableau, d’un bâtiment carré muni d’une forte tour côté Sambre. Le tableau montre aussi un aperçu de l’animation commerciale à l’intérieur des fortifications, avec des boutiques à volets horizontaux au rez-de-chaussée des bâtiments. La plupart des maisonnettes représentées ont une assise en pierre et les étages en matériaux légers (bois, torchis, …). La plupart des bâtiments privés au Moyen-Âge étaient peu élevés et très étroits.

KEGELJAN, Fr., Le pont de Meuse et le château-fort au 17e siècle (clair de lune), peinture à l'huile sur toile, 56 x 80, sans date, Centre d’étude et de conservation des collections communales.

Franz Kegeljan livre avec cette œuvre une représentation différente de ses vues traditionnelles de Namur : un clair de lune, qui est finalement plus le sujet que la ville elle-même. En effet, l’artiste propose surtout une ambiance, un ressenti. Rien ne bouge dans le silence de la nuit, les ombres contrastent avec la lumière argentée de la lune, dans une gamme chromatique jouant subtilement sur les complémentaires. Car bien que la couleur dominante soit un camaïeu de mauves, il laisse à nu la toile par endroits, introduisant de la sorte subtilement des petites touches jaunes et orangées dans la végétation et dans les lumières de la ville. Il laisse entrevoir son influence romantique et paysagère (prédominance du paysage et des atmosphères), dans une touche non plus léchée et bien définie, mais rapide et brossée. Les couleurs sont juxtaposées en petits traits qui forment les masses et le mouvement. Grâce à ses voyages dans des villes comme Paris, vivier de l’art moderne (l’Impressionnisme par exemple), l’artiste fait preuve de son ouverture d’esprit et de sa compréhension des techniques modernes de peinture.

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